Les films d’horreur allemands : les réalisateurs qui ont changé la face du cinéma underground

Kinski, Klaus - Schauspieler, D/ i.d. Film 'Nosferatu'

Il y a une différence essentielle entre les films d’horreur et les films d’horreur « underground ». Ces derniers ne sont pas nécessairement plus graphiques, mais il est assurément beaucoup plus violents ; soit du fait des images montrées, soit par un jeu d’acteur trop réaliste, soit par une mise en scène psychologique qui interpelle. Loin d’être un genre orphelin, les films d’horreur underground semblent avoir de beaux jours devant eux. Un succès que l’on doit à certains réalisateurs visionnaires.

Friedrich Wilhelm “F. W.” Murnau (Nosferatu, 1922)

Kinski, Klaus - Schauspieler, D/ i.d. Film 'Nosferatu'Interprétation de la légende de Dracula qui est encore aujourd’hui un classique. Produit à l’époque du cinéma muet, ce film en blanc et noir n’est plus aussi effrayant qu’il l’était à l’époque. Les effets spéciaux et autres animatroniques modernes l’ont relégué au rang de curiosité. Mais, c’est certainement l’un des premiers films d’horreur underground à avoir posé les bases des techniques servant à effrayer une audience.

Jörg Buttgereit (Der Todesking, 1990)

Un film qui s’intéresse à la thématique du suicide et de la mort violente. Présenté sous la forme de sept épisodes, dont un pour chaque jour de la semaine, le film est une véritable claque aux conventions morales. Sexe, Meurtre, Art. Le film met en scène des images particulièrement choquantes, tout en les rendant visuellement acceptables. Un exploit cérébral dont ce directeur semblait avoir le secret. Un exploit qu’il avait déjà réalisé en 1987 avec Nekromantik.

Christian Alvart (Anticorps, 2005)

Souvent comparé au Silence des Agneaux, Anticorps est un film autrement plus dérangeant. Le thriller fait usage d’un jeu psychologique savant pour donner forme à des scènes très inconfortables. C’est un choc des croyances morales qui oppose un tueur en série et un policier d’une petite bourgade tranquille. Un film à voir absolument, à condition de ne pas être une âme sensible.